A.L.E.P.H. & CP-ALEPH Association pour L'Étude de la Psychanalyse et de son Histoire et le Collège de Psychanalystes de l'ALEPH

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Actualites



Un cadavre entre les lignes


Actu-philosophia.com, samedi 19 juin 2010, par Geneviève Morel à propos du livre de Michel Onfray : Le crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne.

Le nom de Freud, dont l’œuvre est entrée en 2010 dans le domaine public, est plus que jamais sur toutes les lèvres, et nombre d’articles de presse ont été consacrés, en ce début d’année, à de nouvelles traductions en français (trois en six mois rien que pour le Malaise dans la culture). Espérant surfer sur cette vague puissante pour ravir à son profit, grâce aux média télévisuels, l’attention du grand public, Michel Onfray a écrit, d’une seule traite et en fort peu de temps, un ouvrage de 600 pages [1], dont la visée est une sorte de vulgarisation antipsychanalytique. Le crépuscule d’une idole [2] tente en effet de populariser les thèses du récent Livre noir de la psychanalyse, discuté âprement dès sa sortie en 2005 par les psychanalystes, mais passé inaperçu du grand public, et dont peu de philosophes avaient pris la mesure délétère.

=> lire la suite http://actu-philosophia.com/spip.php?article236

Dora au pays des merveilles
Emmanuel Fleury  Psychanalyste, Psychiatre, Membre de l'Aleph

Dans son livre, Onfray reproche à Freud de se livrer à une « invention littéraire » dans ses observations cliniques. Il n'en est rien, l'examen de la cure de Dora montre au contraire que ses rêves organisent une fiction par laquelle la souffrance est prise en compte,  l'interprète et lui permettent de se décider pour la voie à suivre.

[Lire la suite de l'article]


Guy Félix Duportail.  Philosophe, Université de Paris 1- Camera obscura- A propos du livre de M. Onfray

                                    Camera obscura


Michel Onfray dans « Le crépuscule d’une Idole, l’affabulation freudienne », aborde la psychanalyse de la même façon que son Traité d’athéologie a considéré les trois monothéismes, comme autant d’occasions d’hallucinations collectives. Nous sommes donc d’emblée prévenus : en des temps de nihilisme, la psychanalyse est la religion de l’époque d’après les religions. Elle est donc la nouvelle cible de Onfray. La vie d’explorateur de Freud, la scientificité de la psychanalyse, ses guérisons, son rôle émancipatoire de la vie sexuelle, son rôle critique dans la société, tout cela ne relèverait que d’un arrangement frauduleux des faits, d’une réécriture moralisante de l’histoire, bref, d’une affabulation. Pour dissoudre celle-ci, Onfray s’est doté d’un outil. Quel est-il? S’appuyer sur la préface du Gai Savoir de Nietzsche pour en faire un « discours de la méthode ». Comme le miroir inverse la gauche et la droite, ladite méthode apparaît comme une machine à inverser le haut et le bas. Le procédé est simple: toute idée ou doctrine (toujours prétendument haute) exprime en vérité le corps de son auteur. En outre, tout corps se réduit in fine à ses besoins physiologiques ou instincts (toujours bas). La machine à renverser l’idole est alors prête à fonctionner. Toute « carte postale » freudienne (entendons, selon Onfray, tout cliché ou image pieuse, en lesquels consisterait l’affabulation comme totalisation des clichés) aura sa « contre carte postale », c’est-à-dire sa  remise à l’endroit. Soit l’exemple de la carte postale suivante: « le complexe d’Œdipe est universel ». Réduit au corps de son auteur, cela nous donne : «la psychanalyse est une discipline vraie et juste tant qu’elle ne concerne que Freud et personne d’autre ». L’universalité prétendue de l’oedipe deviendrait donc une affabulation d’artiste ou de philosophe rentré, dont la vérité serait singulière. En fait, ce serait Freud et lui seul qui aurait voulu coucher avec sa mère et tuer son père. Le complexe d’oedipe serait donc un tropisme existentiel de la vie du seul Sigmund Freud, un schéma individuel que ce dernier aurait voulu étendre à l’humanité toute entière, à l’instar de saint Paul à la suite de sa vision du Christ. La thèse générale de Michel Onfray repose donc sur une hypothèse simple voire simpliste: « La psychanalyse constitue l’exégèse du corps de Freud – et rien d’autre ». Le diagnostic corrélatif tombe alors comme un couperet: Freud, quand il prétend faire de la science, prend son cas pour une généralité. Autrement dit, il nous berce d’illusions dont il est grand temps de se débarrasser. Car le cas est grave, le sujet d’énonciation de la proposition « le complexe d’oedipe est universel » est un corps freudien agité de passions tristes, très tristes même. Ce corps serait toxique. L’envie, la jalousie, la passion de l’inceste, le désir de tuer, le disputent à l’ambition, à la falsification et au mensonge. Le corps de Freud serait donc une « chambre obscure » (sic), « pleine de rats crevés, de serpents vindicatifs, de vermines affamés… » (sic), dont Nietzsche, notons-le en passant, aurait la « clé ». Contre le récit de la légende dorée, Onfray se propose même d’exhiber des preuves factuelles pour toutes ces passions sombres et ratages divers du « chamane viennois ». Freud aurait ainsi entretenu des relations incestueuses avec ses filles, souhaité la mort de son fils à la guerre, trahi ses amis, commis l’adultère avec sa belle sœur pour laquelle il se serait fait ligaturer les canaux spermatiques en vue de meilleures performances sexuelles, aurait poussé sa fille Anna vers l’homosexualité, se serait compromis avec les fascistes, sans parler de ses échecs thérapeutiques, etc…

Tout cela suscite plusieurs réserves critiques de notre part. Tout d’abord l’accumulation systématique de traits négatifs sur la vie et la pratique de Freud sur près de six cent pages crée un indéniable malaise. Après tout, tout accusé à droit à une défense. Le procès est mené exclusivement à charge. Ce qui est troublant, c’est que le geste de Onfray, dans sa recherche de l’infamie attendue sous l’hagiographie, finit par ressembler à s’y méprendre à ce qu’il reproche à Freud, à savoir la construction d’un fantasme individuel – celui de la chambre obscure de Freud - dans un style anti-philosophique, (au sens du XVIIIè siècle, d’un opposant aux Lumières), volontiers médisant. L’arroseur est aussi bien l’arrosé. Loin d’être une enquête purement factuelle, les traits relevés le sont constamment sur le ton du moraliste. En quoi la prétention à l’universalité et à la science serait-elle répréhensible, si ce n’est pour celui qui en fait a priori une mauvaise valeur? En quoi tâtonner pour mettre au point une technique thérapeutique qui ne soigne pas les maux de l’esprit comme un  médecin guérit des symptômes corporels serait-il un crime, si ce n’est pour celui qui ne voit le corps que comme un soma et jamais comme une chair qui ne s’oppose pas justement à l’esprit? En quoi brouiller la frontière du normal et du pathologique – et mettre fin au mythe nietzschéen de la grande santé des hommes supérieurs - serait-il particulièrement blâmable? Un préjugé axiologique indiscuté parce que présupposé comme indiscutable sous-tend en permanence le propos de la contre-légende, et cela au point qu’un débat contradictoire sur les faits en question et sur les valeurs présupposées est absolument requis pour voir clair dans un livre supposé guérir des hallucinations mais plein de fumées.     

Autre indice du peu de philosophie présente. Onfray ne revient  jamais sur ses propres prémisses. Il est passablement dogmatique. Car, demanderons-nous, si la psychanalyse se réduit à la vie corporelle de Freud, alors faudrait-il encore savoir répondre à des questions simples comme « un corps est-il vraiment réductible à l’instinct? », «qu’est ce que le corps d’un auteur? », « le corps est-il une biographie ? ». Des questions de ce genre ne sont jamais soulevées. Une ou deux citations de Nietzsche font autorité dès le départ et mettent sur orbite une pensée qui tourne en rond pour les besoins d’une condamnation annoncée. En fait, de par son manque de radicalité philosophique, le livre d’Onfray va très probablement produire l’effet inverse à celui escompté et nous ne prenons pas de grands risques à prophétiser qu’il viendra renforcer la religiosité qui règne effectivement dans les milieux analytiques. 
 
Toutefois, au-delà de ce constat d’échec prévisible, nous voudrions insister sur un point qui nous semble important. Avec « Le crépuscule d’une Idole » nous assistons à la dislocation du triangle « Freud-Nietzsche-Marx ». Cette brisure mérite qu’on s’y attarde, car elle indique un changement des temps. Que s’est-il donc passé? La critique nietzschéenne de la métaphysique dans son mot d’ordre de dévoilement de l’infamie du Dasein (l’être-là dans l’homme) est devenue, sous la plume de Onfray, une machine de guerre anti-freudienne. Or, quelle est la raison majeure invoquée?  Freud serait un faussaire qui devrait l’essentiel de sa découverte à Nietzsche et qui de surcroît le dénierait. Freud aurait voulu ainsi supprimer Nietzsche (tuer le vrai père de la psychologie des profondeurs), en  faisant croire qu’il avait crée seul une science nouvelle. Freud aurait effacé du même coup la paternité nietzschéenne du concept d’inconscient. Crime de lèse Kaiser Nietzsche donc. On comprend mieux dès lors, d’un point de vue analytique, le dogmatisme de Michel Onfray. Celui-ci est fondé sur la nomination de Nietzsche comme père du concept d’inconscient. C’est Nietzsche qui, pour lui, a la clé de la chambre de Freud, ne l’oublions pas! Cette querelle quant à la paternité d’un concept pourrait sembler bien trop passionnelle pour être prise au sérieux. En fait, comme toute question concernant la paternité, elle est cruciale, car, à travers elle, se joue une question destinale pour le rapport entre philosophie et psychanalyse. 

La revendication passionnée d’un droit à la paternité d’un concept, plutôt que de discuter du contenu et de la validité du concept lui-même, est en effet le symptôme non seulement de l’abaissement inquiétant du niveau du débat public en France, mais aussi de l’effondrement de ce qui tenait lieu de « symbolique » pour la philosophie néo-structuraliste à la fin du siècle dernier. Au vu de l’ampleur du ressentiment, on voit que les dégâts, en termes d’éthique de la discussion, sont considérables. En ce sens, le retour « sauvage » de la philosophie dans le champ de la psychanalyse sous la forme d’un Nietzschéisme agressif et exterminateur est l’indice d’une situation de crise intellectuelle à laquelle psychanalystes et philosophes feraient bien de prêter attention, car ils en sont pleinement co-responsables. 

A l’horizon, il s’agit en effet de créer une alternative moins barbare et conceptuellement plus féconde. Pour paraphraser Schopenhauer, nous dirons, pour terminer, que (im)moraliser sur Freud est facile, mais que fonder philosophiquement la psychanalyse est difficile. Dans les deux cas, Michel Onfray en aura produit la parfaite démonstration.   

                      Guy Félix Duportail.  Philosophe, Université de Paris 1.



 
 

11e colloque de l'ALEPH -Dessins de lettres -Psychanalyse,littérature, théâtre.Colloque franco-allemand

Dessins de lettres -Psychanalyse,littérature, théâtre.

11e colloque de l’A.l.e.p.h. Colloque franco-allemand


27et 28 mars 2010


SKEMA de Lille (ancienne ESC)

Avenue Willy Brandt 59000, Lille

Bulletin d'inscription


Téléchargez le programme complet avec le bulletin d'inscription.


Dépliant imprimable

Affiche colloque ALEPH


Virginia Woolf (née Stephen) by Vanessa Bell (née Stephen) © National Portrait Gallery, London



 

En  1908, Sigmund Freud compare la littérature à une activité « de fantasme ».Son article va plus loin que le titre ne le laisserait entendre : il ne suffit pas de fantasmer pour écrire.  Le fantasme soutient le désir, il ouvre une fenêtre sur le réel –  Fenêtre sur cour,le film d’Alfred Hitchcock, illustre bien cette « ouverture ». Mais le désir, bien qu’articulé, reste inarticulable, comme l’observe Lacan. Et le réel ne pointe, la plupart du temps, que sous la forme de l’angoisse dans l’embrasure de la fenêtre du fantasme.

 

Aussi est-ce par le rejet que réagit l’être parlant à l’impossibilité d’exprimer son désir et à l’angoisse causée par le réel. Il ne veut rien en savoir : il refoule ou rejette son désir et fuit le réel.Cependant, depuis la nuit des temps, le chant des sirènes attire les poètes. L’écriture leur permet de les approcher, mais ils restent attachés au mât d’une réalité rassurante, ainsi qu’Ulysse sur son navire.

 

Féru de lettres, grand lecteur de Shakespeare et jaloux de certains écrivains comme Arthur Schnitzler, Freud a frayé une autre voie vers ces zones où l’homme rencontre son destin. Il a inventé la psychanalyse dont on peut, avec Lacan, définir l’objectif : libérer le désir inconscient par la répétition de la demande, adressée par un sujet à un psychanalyste, de trouver son chemin dans une vie dont le langage voile les vrais enjeux, ceux de la sexualité, et avant tout, la question de savoir si un homme et une femme peuvent se rencontrer.

 

Dans le projet freudien de fonder de « hautes études » de psychanalyse (La question de l’analyse profane, 1927), la littérature joue un rôle  éminent.Et pourtant, ce n’est par goût des belles lettres. Freud, s’il appréciait le théâtre d’Henrik Ibsen, ne méprisait pas pour autant la littérature mineure (la Gradiva de W. Jensen, par exemple),prenant son matériel là où il le trouvait. Lacan s’oppose à son tour aux lubies des beaux esprits en jouant volontiers sur l’équivoque du mot « lettre » : le « ruissellement des petites lettres » des mathématiques lui importait  autant que celui des textes littéraires.

 

De tout temps, des hommes et des femmes ont avoué qu’il leur aurait été impossible de se maintenir dans l’existence s’ils n’avaient pas écrit.C’est sur cette fonction salvatrice de la littérature que Lacan pouvait se fonder quand il faisait de celle de Joyce un symptôme, voire un «sinthome ». Terme de l’époque de Rabelais, le « sinthome » désigne sous la plume de Lacan un lien réparateur sans lequel un sujet risque de sombrer dans la folie. À Joyce et quelques autres, l’écriture a servi d’un tel lien. Loin de renforcer le narcissisme ou la simple demande de reconnaissance sociale, l’écriture peut s’avérer nécessaire. Aussi la psychanalyse se laisse-t-elle instruire par la littérature. L’écriture et la psychanalyse sont solidaires puisque toutes les deux, et chacune à sa façon, défendent l’existence du sujet contre la jouissance dévastatrice qui parfois menace de l’annihiler. L’écriture dans ce sens débroussaille « ce qui ne cesse pas de s’écrire » de façon sauvage dans les symptômes morbides. On peut dire que le sinthome littéraire est un antidote du symptôme ravageur. À cet égard, le psychanalyste qui veut dissoudre ce dernier par son interprétation doit beaucoup apprendre des poètes. 

 

Non,la psychanalyse ne se laisse ni réduire, ni « appliquer » à la littérature ! L’une rencontre plutôt l’autre sur certains points nodaux de la structure dans laquelle nous évoluons. Nous avons déjà insisté sur la fonction du sinthome. Voici encore deux autres points de rencontres :

 

1.                      Et l’inconscient et les poètes jouent avec la lettre – mais pas de la même façon, comme on le voit avec  l’auteur de Finnegans Wake, qui était « désabonné à l’inconscient ».

 

2.                      «La vérité a structure de fiction », rappelle Lacan dans son écrit «Lituraterre ». Certaines œuvres (de Kleist jusqu’à Borges) dramatisent le caractère fictionnel de la vérité tandis que les paradoxes de la logique  décrivent les voies par lesquelles la vérité se soustrait à la formalisation.

 

À la différence du signifiant qui représente le sujet, la lettre touche à la jouissance qui, elle, n’est pas représentable. Lacan pense la lettre comme située à la lisière entre le savoir et la jouissance, comme orientée vers ce que Freud, dans son Interprétation des rêves, a appelé  « l’inconnu » (das Unerkannte). Elle ne peut pas représenter mais seulement cerner ce réel.

 

Notre colloque réunira des chercheurs (en histoire, comme aussi en critique littéraire et artistique), des hommes et des femmes de théâtre ainsi que des psychanalystes. Ils confronteront le fruit de leurs recherches sur les dessins de la lettre, dans le double sens de cette expression : du fait de leurs constellations, les lettres de tout texte littéraire sérieux dessinent la frontière entre le savoir et la terre inconnue à laquelle se heurte ce savoir, montrant ainsi que le savoir lui-même ne nous est pas si familier, même quand nous pensons le maîtriser. «Dessin » renvoie, en plus, à « destin », voire à « destination ». En effet, la lettre entretient aussi une dynamique. C’est pourquoi les chercheurs, orateurs de notre colloque, s’intéresseront également aux voies des lettres quand elles interviennent dans le destin de l’être humain, incarné par les héros des romans de toutes les époques.




           
 
     
 

Samedi 27 mars 2010

 

SKEMA  de Lille, avenue Willy Brandt, 59000 Lille. Amphi A

     
 
   


9h15

 

Ouverture du colloque par Sylvie Boudailliez, psychanalyste, présidente de l’A.l.e.p.h.


   

9h30-11h

 

Présidence, Sylvie Boudailliez


 

Geneviève Morel

 

    Emmanuel Bove : l’homme piégé


 

Paul Audi

 

    Le paradoxe du Surmâle

(Alfred Jarry)


 

—Pause café—


 

11h 30-13h


 

Présidence, Isabelle Baldet


 

Jacques Aubert

 

    A propos de V. Woolf et de la peinture

 


Léon Vandermeersch 

 

    De la divination à l'écriture : comment sont nés les caractères chinois


   

—Pause déjeuner—


   

15h -16h30

 

Présidence, Frédéric Yvan


 


 

Jean Bollack

 

    Analyse de quelques lectures de la Bible faites par des psychanalystes

Franz Kaltenbeck

 
    David Foster Wallace au-delà du principe du plaisir
   

—Pause  thé —


 

17h


 

Présidence, Sylvie Nève



Régis Michel

 

    De l'analyse corporelle : un théâtre sans divan


   

—Cocktail—18h



 
       
 

Dimanche 28 mars 2010

 

SKEMA de Lille, avenue Willy  Brandt, 59000 Lille. Amphi A

     
 
   


9h30-11h

 

Présidence, Brigitte Lemonnier


 

Bernard Baas

 

    « Entre » philosophie et psychanalyse : la littérature comme expérience


 

Marcus Coelen

 

    « Tmêsis » – Syntaxe, Séparation, Solitude

(Lacan, Blanchot, Kleist)


   

—Pause café—


 

11h30-13h


 

Présidence, Eric Le Toullec


 

Michael Meyer zum Wischen

 

    Une écriture à dessein hors la loi : la maladie de la mort (M. Duras)


 

Regula Schindler

 

    Lacan lecteur de Claudel : le martyre de la lettre chez Sygne de Coûfontaine


   

—Pause déjeuner—


   

14h30


 

Présidence, Jean-Paul Kornobis


 

Monique Vanneufville

 

    Des lettres à l'ombre du père (Sur Anna Freud)


 

Lucile Charliac

 

    Lenz selon Büchner


   

16h : Conclusion du colloque : Franz Kaltenbeck



                   

Arguments du colloque


   

Jacques Aubert

 

    A propos de V. Woolf et de la peinture.

 

Une sœur peintre, proche. Des amis qui ne le furent pas moins. Des propos divers. Et puis, peut-être, un certain regard.

 

Jacques AUBERT, professeur émérite, a été professeur de littérature anglaise et contemporaine à l’Université de Lyon II. Il est l’éditeur des « Œuvres  de Joyce », 2 volumes, Bibliothèque de la Pléiade (Gallimard, 1982 et 1995),  et de « l’Introduction à l’esthétique de James Joyce », Didier, Paris,1973 (Traduction en anglais, revue et augmentée, The John Hopkins University Press, 1992). Grand spécialiste de Joyce, on lui doit également, entre autres, en collaboration avec Maria Jolas, « Joyce et Paris », deux volumes, éditions du CNRS, Paris, Lille, 1979, et « Joyce avec Lacan », Navarin, Paris, 1987. Il a dirigé la nouvelle traduction d’Ulysse, aux éditions Gallimard, NRF, 2004 (folio,  2006). Il a également dirigé les Cahiers de l’Herne James Joyce 1985 – Membre de l’Ecole de la Cause freudienne. 

   

Paul Audi

 

    Le paradoxe du Surmâle

 

Dans l’univers des contributions de la littérature à la psychanalyse, Le Surmâle d’Alfred Jarry, roman paru en 1902, devrait jouer un rôle de première importance, à condition toutefois d’en interroger la lettre dans la perspective des rapports entre le désir, la demande et l’amour. Ma communication entend présenter les grandes lignes d’un travail que j’espère publier à l’automne 2010, où la double question lacanienne du non-rapport sexuel et de sa suppléance par l’amour se voit recevoir de Jarry un éclairage décisif.

   

Paul Audi est philosophe. Il est notamment l’auteur de « Créer. Introduction à l’esth/éthique », Verdier, 2010 ; « Jubilations », Christian Bourgois, 2009. « Rousseau, une philosophie de l'âme », Verdier, 2008 ;« Supériorité de l'éthique », Champs, Flammarion, 2007; « Je me suis toujours été un autre. Le paradis de Romain Gary », Christian Bourgois,2007; « Michel Henry. Une trajectoire philosophique », Belles Lettres,2006 ; « La fin de l'impossible. Deux ou trois choses que je sais de Gary », Christian Bourgois, 2005; « Où je suis. Topique du corps et de l'esprit », Encre Marine, 2004.

   

Bernard Baas

 

    « Entre » philosophie et psychanalyse : la littérature comme expérience

 

La littérature est d'abord « expérience » littéraire, littéraire et littérale — littérale au sens étymologique de l'aventure où l'on revient d'une limite (ex-périence). Comment penser cette limite et ce passage à la limite ?

   

Bernard Baas, professeur agrégé, docteur en philosophie, enseigne en classe de khâgne à Strasbourg. Il a publié notamment  Le désir pur (1992), L'Adoration des Bergers (1994), De la Chose à l'objet (1998). Ces ouvrages ont été traduits et publiés en plusieurs langues étrangères. Dernière publication : La voix déliée (2010, éd. Hermann).

   

Jean Bollack

 

    Analyse de quelques lectures de la Bible faites par des psychanalystes

 

Lecture insistante de quelques passages de la Bible faite par des psychanalystes et qui ont pu donner lieu à des réinterprétations.

   

Jean Bollack  né en 1923 à Strasbourg, a fait ses études aux Universités de Bâle et de Paris. Il a enseigné comme professeur de littérature grecque à Lille, où il a créé en 1967 un « Centre de recherches philologiques »y développant les principes d’une herméneutique critique, appliquée d’abord aux Présocratiques, puis surtout à Épicure et aux Tragiques.  «Empédocle 1 : introduction à l'ancienne physique », Paris, Minuit,coll. « Le sens commun », 1965. « Empédocle 2 » : «Les Origines»,Édition et traduction des fragments et des témoignages, Paris, Minuit,coll. « Le sens commun », 1969. « Empédocle 3 » : «Les Origines»,Commentaire, Paris, Minuit, coll. « Le sens commun », 1969. « Héraclite ou la séparation », en collaboration avec Heinz Wismann, Paris, Minuit,coll. « Le sens commun », 1972. « La Grèce de personne : les mots sousle mythe », Paris, Seuil, coll. « L'ordre philosophique », 1997. «Euripide, Iphigénie à Aulis », trad. en coll. avec Mayotte Bollack,Paris, Minuit, 1990. « Pierre de cœur », (Un poème inédit de PaulCelan), Pierre Fanlac Editeur, 1991. « Euripide, Andromaque », trad. encoll. avec Mayotte Bollack, Paris, Minuit, 1994. « La naissance d'Œdipe», (traduction et commentaires d'Oedipe roi), Gallimard, 1995.« Euripide, Hélène », trad. en coll. avec Mayotte Bollack, Paris,Minuit, 1997. « Sophocle, Antigone », trad. en coll. avec Mayotte Bollack, Paris, Minuit, 1999. « Poésie contre poésie » (Celan et la littérature), Puf, « Perspectives germaniques », 2001. « Euripide, Les Bacchantes », trad. en coll. avec Mayotte Bollack, Paris, Minuit, 2004.« Dionysos et la tragédie », Bayard, 2005. « Electre » de Sophocle trad. en coll. avec Mayotte Bollack, Paris, Minuit, 2007.

   

Lucile Charliac

 

    Lenz selon Büchner

 

Récit fragmentaire étayé sur le document établi par un témoin direct, le Lenz de Büchner restitue trois semaines de la vie de l’écrivain Lenz, en proie à une crise profonde consécutive au déclenchement de sa psychose.L’écriture poétique se fait ici créatrice d’un double fictionnel vivant et convaincant du sujet historique qui lui sert de modèle. Elle s’avère une voie d’accès à la folie de l’autre, non sans interroger quant à l’usage de la lettre et aux nouages dont elle procède.

   

Lucile Charliac, archéologue et linguiste de formation, est psychanalyste à Paris. Rédactrice adjointe de Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse où elle a publié plusieurs articles dont « Le fusil de chasse de Yasushi Inoué… » (N°5), « Une enfant qui joue trop bien le jeu » (N°11). Enseignante à « Savoirs et clinique », membre du C.P.-A.l.e.p.h.

   

Marcus Coelen

 

    « Tmêsis » – Syntaxe, Séparation, Solitude

 

« Jeder Satz ein Sprung ».À partir de cet intraduisible – une phrase allemande, ou presque – je me propose de réfléchir dans mon intervention, sur les rapports entre la « grammaire en tant qu’elle fait scie au sens » (Lacan, « Peut-être à Vincennes »), l’affirmation blanchotienne d’une « solitude essentielle », liée à l’écriture et l’exigence de séparation en psychanalyse. Sera centrale la « figure » – si elle en est une – de la tmèse : coupure et déplacement de ce qui ne « vit » que difficilement sans attachement à son mot, mais qui fait d’autant mieux éclat dans ses exemples homériques, kleistiens et d’autres.

   

Marcus Coelen est  Professeur assistant aux départements des Lettres romanes et de Littérature générale et comparée de la Ludwig-Maximilans-Universität, Munich et psychanalyste ; a traduit de Maurice Blanchot les Ecrits politiques. 1958-1993 (Berlin : Diaphanes, 2007) ainsi qu’édité et traduit un recueil de ses textes et fragments philosophiques (Das Neutrale. Berlin : Diaphanes, 2008) ; auteur d’un livre sur Proust (Die Tyrannei des Partikularen. Lektüren Prousts. Munich : Fink, 2007).

   

Franz Kaltenbeck

 

    David Foster Wallace au-delà du principe du plaisir

 

Avec son roman Infinite Jest (1996),David Foster Wallace (1962-2008) a été reconnu par ses pairs comme l’écrivain américain le plus important de son époque. Souffrant d’une psychose maniaco-dépressive, il s’est donné la mort en septembre 2008.

 

Jest peut se traduire par « plaisir », mais aussi par « plaisanterie »,voire « raillerie ». En effet, DFW produit un humour particulier. À la recherche d’un nouveau langage littéraire que je me propose d’étudier,il met en lumière les impasses subjectives de ses personnages, engagés dans une course effrénée pour atteindre la jouissance via le sexe, la drogue, l’alcool, l’argent, - écrivant ainsi le cauchemar de son époque.

   

Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Paris et à Lille, ainsi que dans le département médico-psychologique de la maison d'arrêt de Sequedin au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille. Rédacteur en chef de « Savoirs et clinique ».Revue de psychanalyse. Auteur de           « Reinhard Priessnitz. Der stille Rebell » (Literaturverlag Droschl, Graz, Wien,2006). A dirigé avec, Peter Weibel : » Sigmund Freud Immer noch Unbehagen in der Kultur? », Actes du colloque pour les 150 ans de Freud, à Karlsruhe, 1-3 décembre 2006, Berlin, Diaphanes, 2009.

   

Michael Meyer zum Wischen

 

    Une écriture à dessein hors la loi : le dessin/destin des lettres et la maladie de la mort

 

Ce discours doit démontrer que « La Maladie de la Mort » de Marguerite Duras s'avère être une œuvre qui a pour sujet l'écriture même et la lecture. Le texte performe un processus d'écriture face à la circonstance que « l’homme et la femme sont irréconciliables » étant donné que cette incompatibilité tire son origine de l'altérité fondamentale du féminin. Le dessein de l'écrivaine Marguerite Duras était de risquer, dans le dessin de ses lettres, une ouverture de la loi vers le réel, vers un hors de la loi. Ainsi la lettre se lie avec une « altérité... relativement à l'ordre symbolique et phallique »(Geneviève Morel).

   

Michael Meyer zum Wischen, docteur en médecine, spécialiste en psychothérapie et maladies psychosomatiques, psychanalyste à Cologne, membre de l'Association pour la psychanalyse freudienne (AFP) et de la Société Freud-Lacan, association psychanalytique de Berlin, co-fondateur du collège psychanalytique en Allemagne, membre de l’A.l.e.p.h. et du C.p.-A.l.e.p.h. Publication d'articles, surtout sur la psychanalyse dela psychose, dans « Jahrbuch für Klinische Psychoanalyse » (annuaire dela psychanalyse clinique), dans la collection de livres « Psychoanalyse», édition « transcript », dans les « Arbeitsheften kinderpsychoanalyse» (cahiers de psychanalyse des enfants) et dans la revue « Texte ».

   

Régis Michel

 

    De l'analyse corporelle : un théâtre sans divan

 

Le corps de la modernité s'invente chez Grotowski, dans les années soixante, avec l'action physique,qui est contemporaine de l'actionnisme viennois. Le corps est le grand oublié de la psychanalyse, théâtre du divan où sévit le couple infernal du phallos et du logos. Mais à l'Est toujours du nouveau : l'analyse corporelle de la posthumanité ...

   

Régis Michel est conservateur en chef au musée du Louvre. Dernière exposition en date : L'œil-écran ou la nouvelle image. 100 vidéos pour repenser le monde, Casino-Luxembourg, 2007.

   

Geneviève Morel

 

    Emmanuel Bove : l’homme piégé

 

Dans Le piège(1945), Emmanuel Bove décrit un homme qui s’enferre progressivement dans ses propres pensées et ses démarches, comme en bute à uneinexorable fatalité. Dans ce dernier roman, qui n’eut aucun succès à la Libération parce qu’on préférait alors une lecture plus héroïque de la Résistance, Bove a capté l’esprit ambigu de Vichy. Mais il l’avait anticipé, comme le montre sa production romanesque, prolixe entre 1928et sa mort, en 1945 : ses personnages, qui se cherchent une place dans une société qui les rejette ou dont ils s’excluent, passent leur temps à échafauder des hypothèses vaines sur le pouvoir dont ils tentent de s’approcher, ce qui les amène à leur perte. J’essaierai de lire cet auteur à la fois fascinant et insaisissable, dont la biographie est à elle seule un roman, dans la perspective de l’articulation du surmoi au surmoi culturel (Kultur-überich), proposée par Freud en 1930 dans Le Malaise dans la civilisation.

   

Geneviève Morel, psychanalyste à Paris et à Lille, ancienne élève de l’ENS, docteur en psychologie clinique.  Ambiguïtés sexuelles. Sexuations et psychose, Anthropos Economica, 2000.  L'œuvre de Freud. L'invention de la psychanalyse, Bréal, 2006. A coordonné « Clinique du suicide », Erès, 2002. La loi de la mère : Essai sur le sinthome sexuel, Anthropos Economica, 2008. Enseignante à « Savoirs et clinique », présidente du C.P.-A.l.e.p.h.

     

Léon Vandermeersh

 

    De la divination à l'écriture : comment sont nés les caractères chinois

 

Comme dans beaucoup de cultures préhistoriques de l'Asie du Nord, dans celles du néolithique chinois était pratiquée la scapulomancie, divination par interprétation des craquelures produites par le feu sur les os plats(omoplates) d'animaux.  Cependant, dans la dernière phase du néolithique, en Chine cette technique a été portée a un très haut niveau de sophistication qui a abouti à la production quasi-expérimentale de craquelures stéréotypées en forme de *T* couché,ne comportant qu'un nombre limité de variantes. Comme à chacune de ces variantes a été attachée une signification manticologique déterminée,les craquelures scapulomantiques normalisées, devenues formellement des/signifiants/, ont pu être assimilées à des /mots graphiques/. L'idée d'extrapoler le principe de ces mots graphiques à la fabrication de signes graphiques composant une langue graphique divinatoire, élaborée par les devins pour annoter sur les pièces divinatoires elles mêmes(omoplates de bovidés et écailles de tortue) les divinations qui y avaient été effectuées, en vue de leur archivage « scientifique »,pourrait bien avoir été à l'origine de l'invention des caractères chinois. Ceux-ci, en effet, n'apparaissent d'abord que comme des graphies avec lesquelles sont composées les épigraphes gravées en annotations le long des craquelures divinatoires, pour mémoire des données  de chaque divination. Cent cinquante mille fragments de pièces divinatoires inscrites de cette manière ont été découverts depuis 1899, date à partir de laquelle les recherches ont commencé.

   

Léon Vandermeersch : passé de l'EFEO à l'université en 1966, L.Vandermeersch occupe, en études chinoises, des postes successifs demaître de conférences, de professeur, puis de directeur d'études à laFaculté des lettres d'Aix-en-Provence, où il crée l'enseignement du chinois (1966-1973), à l'université Paris-VII, où il dirige l'UERd'Asie orientale (1973-1979) et enfin à l'École pratique des hautes études, Ve section, où il enseigne l'histoire du confucianisme (jusqu'à sa retraite en 1993). C'est en détachement de ce dernier poste qu'il aen outre assuré la direction de la Maison franco-japonaise de Tôkyô en1981-1984 et la direction de l'EFEO en 1989-1993. L. Vandermeersch a,par ailleurs, entre autres fonctions, appartenu au Comité national du CNRS de 1976 à 1982 et de 1989 à 1993, il est cofondateur avec W. Th.De Bary du Comité américano-européen pour la promotion des études orientales, et a présidé de 1987 à 1993 la section européenne de ce  comité. L. Vandermeersch est chevalier de l'Ordre de la Légion d'Honneur et de l'Ordre des Palmes académiques, décoré de l'Étoile d'or et d'argent de l'Ordre du Trésor sacré du Japon, correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, lauréat du prix Stanislas Julien et du prix d'Aumale de cette Académie. Publications :1960 « Les miroirs de bronze du musée de Hanoi », Paris, EFEO. 1965  «La formation du légisme. Recherche sur la constitution d'une philosophie politique caractéristique de la Chine ancienne », Paris,EFEO, [réimpr. 1987]. 1977-80. « Wangdao ou la Voie royale », 2 vol.,Paris, EFEO. 1987, « Le nouveau monde sinisé », Paris, PUF, [rééd.Aix-en-Provence, 1997 ; trad. japonaise, vietnamienne et chinoise].1993, « Études sinologiques », Paris, PUF. 1965. « Les cultures d'Orient et d'Occident et leurs philosophies » auteur  Liang Shuming,préface  Léon Vandermeersch, traduction  Luo Shenyi,  Puf, 2000,Collection  Orientales. « Wangdao ou la voie royale », Librairie YouFeng, 2009. « Le nouveau monde sinistré », Librairie You Feng, 2004. «Le ciel » Desclée De Brouwer, janvier 2010, Collection  Proches Lointains.

     

Monique Vanneufville

 

    Des lettres à l'ombre du père

 

Ce qui est dit de l'écriture et de la littérature dans l'échange de lettres entre Anna et Sigmund Freud (correspondance intégrale parue en2006 chez Fischer) et entre Anna et Lou Andreas-Salomé.

 

Monique Vanneufville, germaniste de formation, docteur en linguistique,psychanalyste, rédactrice adjointe de « Savoirs et clinique. Revue de psychanalyse » où elle a publié des comptes rendus de lecture et de présentations cliniques.

     

Regula Schindler

 

    Lacan lecteur de Claudel : le martyre de la lettre chez Sygne de Coûfontaine

 

Lacanprend l’héroïne de la première pièce de la trilogie claudélienne «L’Otage » comme témoin d’une « surimposition de la marque du signifiant». Ce que le signifiant impose au sujet se redouble d’une lettre tisséedans la chair: l’héroïne sera amenée « au plus profond du refus », aurefus d’une dette symbolique au service de laquelle elle avait engagétoutes ses forces et lié toute sa vie.

 

Cecis’annonce déjà dans le nom : la lettre y surplombe le i de Signe, etébauche la croix qui, dans le dernier geste muet, « psychosomatique »,se substituera à l’héroïne mourante.

 

Cettefigure d’une femme aristocrate archi‐catholique qui, dans les errancespostrévolutionnaires, va à sa déperdition, quel intérêt aurait-ellepour nous ? Les questions de la foi et de la dette perdue, et de ce quis’y substitue, nous concernent toujours au plus vif de notre pratique :comment les poser ?

   

Regula Schindler, psychanalyste à Zurich, ex-présidente du Lacan Seminar Zurich,membre de l’ALI (Association Lacanienne Internationale) depuis 1990.Publications (dans le journal RISS, le Bulletin de l’ALI, et plusieurslivres) sur divers topoï du champ psychanalytique entre Freud et Lacan,et quelques traductions. Regula Schindler porte un intérêt particulierdans l’échange et la circulation entre le discours analytique et lesautres formes du discours : littéraire, artistique, psychiatrique.



 
Dernière modification : 18/02/2010

Savoirs et Clinique

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