A.l.e.p.h.
mercredi 24 novembre 2010
Soirée l’Enfant-objet
Organisée par :
l’Association pour L’Étude
de la Psychanalyse et de son Histoire et
le Collège de Psychanalystes-A.l.e.p.h.
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Violence et passage à l’acte chez des adolescents
en institution judiciaire
21 h - 23h à l’U.r.i.o.p.s.s. – 34 rue Patou à Lille
Ouvert à tous ; frais : participation 8 €, réduit 4 €
Renseignements :
Sylvie Boudailliez – 03 20 70 81 52, aussi fax –
sboudailliez@cp.aleph.asso.frJean-Claude Duhamel – 03 21 69 11 08 – jcduhamel@aleph.asso.fr
M. Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Paris, à Lille et au Service Médico-Psychologique Régional (S.M.P.R.) de la Maison d'arrêt de Lille au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille (Professeur Pierre Thomas) : — « Il était une fois » n'a jamais existé La justice des mineurs procède souvent en échelonnant les sanctions en cas de récidive. On part d'une première peine relativement clémente pour aller vers des condamnations toujours plus lourdes. Tout semble plaider en faveur d'une telle progression. Pourtant, une question simple objectera à cette méthode : la première fois existe-t-elle vraiment ? Le sujet qui commet une faute n'est-il pas toujours déjà pris dans une répétition de l'acte interdit ? Cette réflexion peut se soutenir de l'observation que la plupart des jeunes délinquants passent plusieurs fois à l'acte avant d'être pris. Ayant atteint la majorité, ils reconnaissent cette non-coïncidence entre leur première faute et leur première condamnation. Si la sanction a une fonction dissuasive - ce qui n'est pas sûr - la première peine devrait donc être plus conséquente, comme le pensent aujourd'hui certains magistrats, et pas des plus réactionnaires. Or, enferme-t-on aujourd'hui pour punir avec justice ou pour « défendre la société » ? Pour ne pas prolonger l'enfer que certains jeunes connaissent déjà avant d'aller en prison, il vaudrait mieux retirer le jeune délinquant de son environnement malfaisant (famille détruite, rue et prison) pour lui offrir une vie moins violente et moins vide que celle qui a abouti à sa carrière criminelle. Il faudrait lui offrir, non pas une éducation au nom du bien, donc peu crédible, mais une éducation appuyée sur la réflexion suivante : comment bâtir une civilisation qui ne rajoute pas la ségrégation aux facteurs psychiques criminogènes? Seule une telle civilisation, où à la volonté d'intégration répondrait un accueil authentique dans la vie (ce qui a été jadis manqué), ne lui fournirait pas d'alibi à ses régressions et mauvais penchants. J'appuierai mon argument sur ce que me disent des jeunes délinquants incarcérés, devenus majeurs, à propos de leur adolescence catastrophique ainsi que sur le livre « La fin de la patience » de la juge berlinoise Kirsten Heisig. M. Hamady Camara, Directeur du CEF[1] de Liévin présentera les missions et objectifs de son établissement dont l’originalité est de fonctionner en partenariat avec le Service de Pédopsychiatrie de Lens. M. Rémi Coisne, psychologue — « Le CEF, une nouvelle contenance à la violence ? » Comment le CEF peut être une nouvelle contenance à la violence destructrice des adolescents, en errance, multirécidivistes, qui ne consultent pas auprès des institutions médico-sociales, qui ne trouvent pas leur place en institution, qui ne relèvent pas de soins psychiatriques et à qui on garde l’espoir de leur éviter la prison ? Comment l’institution du CEF, en les contraignant à la rencontre avec l’Autre peut être porteuse d’une nouvelle subjectivité ? Des cas cliniques illustreront cette problématique
[1] Centre d’Education Fermé, établissement justice.
Les soirées Enfant-objet
Les soirées L’Enfant objet se dérouleront à partir de 21 h à l’U.r.i.o.p.s.s. – nº34 rue Patou à Lille, métro République. Participation aux frais : 8 € (t.r. 5 €).
Renseignements :
Soirées Enfant objet 2009-10.
Soirée du mercredi 25 Novembre 2009 :
—Ravage maternel et ravage de l'enfant.
Docteur Emmanuel Fleury, psychanalyste :
— Alcool et symptôme.
La question de l’alcool est le plus souvent abordée par la psychanalyse de côté, en biais. L’usage de l’alcool ne se hisse à la hauteur d’un symptôme que dans des situations exceptionnelles dont on n’est pas sûr qu’elles soient à chaque fois réalisées.
Madame le Docteur Dubocage Christelle , alcoologue et Madame Herman , psychologue. (Équipe - Le Déclic-, sous structure appartenant au Centre de cure en ambulatoire d’alcoologie de Liévin.
Le lien précoce mère enfant est particulièrement mis à mal chez des mères en difficultés avec l’alcool. Comment aider ces mères à renouer ou nouer des liens structurants à leurs enfants ?
Cheminements et interrogations cliniques d’une équipe de travail intéressée par cette problématique. Des vignettes cliniques illustreront la spécificité des prises en charge possibles.
Soirée du mercredi 27 Janvier 2010 :
Inceste et clinique de l’aveu d’une insupportable vérité à dire et à assumer.
Martine Vers, psychologue et JC Duhamel, psychologue : Deux premières vignettes cliniques témoignent de cet impossible à dire et à assumer de par la violence potentiellement destructrice des liens familiaux qu’un tel aveu comporte. Un troisième témoignage rend compte de l’insupportable vérité à assumer pour un enfant issu de l’inceste.
Mme Laurence Bellon, Magistrat, vice-présidente du Tribunal pour enfants de Lille : Le procès pénal " moderne" aurait pour finalité de permettre la restauration psychique de la victime, en la reconnaissant comme telle sur la scène publique. Quel est le prix à payer d'une telle conception de la justice pénale ? A fortiori lorsque la victime est l'enfant du coupable."
Après-midi Enfant-objet dans le cadre des
Conférences Grandes références de Savoirs et clinique.
Samedi 29 mai 2010, de 14 h 30 à 16 h
ESC de Lille*
dans le cadre du séminaire théorique de Geneviève Morel
Eric Marty
Journal de deuil de R. Barthes
Journal de deuil de Roland Barthes est un livre posthume qui paraît une vingtaine d’années après le mort de son auteur. Il s’agit du « journal » que Barthes tient sur des feuillets au lendemain de la mort de sa mère. Ce texte, strictement fragmentaire, est placé par Barthes dans une chemise, et il est intitulé par ses soins « Journal de deuil ». Le statut problématique de ce texte a provoqué lors de sa publication, par delà l’accueil extrêmement positif de la critique et du public, un certain nombre de réactions hostiles de la part de proches de Roland Barthes, essentiellement de la part de François Wahl, dont on connaît la place d’éditeur dans les années 60-80, dans le champ des sciences humaines et notamment celui de la psychanalyse. Texte posthume, texte problématique, texte sur la mort, texte-tombeau d’une figure féminine, la mère, le Journal de deuil pose des questions fondamentales au geste même d’écrire, d’écrire la mort.
Eric Marty est professeur de littérature contemporaine à l’Université de Paris-
Diderot (Paris 7), écrivain et critique, il est responsable de la publication des OEuvres complètes de Barthes, il est l’auteur de Roland Barthes, le métier d’écrire, Seuil, coll. Fiction & cie, 2006.
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*ESC Lille, avenue Willy Brandt, 59777 Euralille, amphi B, métro : Gares. Ouvert au public. 20E (TR 8E) pour ceux qui ne sont pas inscrits à Savoirs et clinique.
Dernière modification : 08/10/2010