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Dimanche 13 juillet, en direct et en public depuis la cour du musée Calvet à Avignon, lecture de l'Electre de Sophocle. Jean Bollack dirige cette proposition radiophonique dont il signe également la traduction avec sa femme Mayotte Bollack.
Blandine Masson, directrice des Fictions à France Culture, assure la réalisation de cette création dont la musique originale a été composée par le musicien Vincent Manac’h.
festival d'Avignon
Electre de Sophocle
Le projet de ce nouvel Electre
En 1997, Jean Bollack enregistrait déjà pour la radio. Grâce à Alain Trutat et avec l’aide de la réalisatrice Catherine Lemire, il proposait Scènes de la tragédie grecque, une émission de deux heures composée d’extraits de pièces qu’il avait traduites, interprétées par une troupe d’excellents acteurs qu’il dirigeait. Ces lectures s’appuyaient sur ses commentaires interposés.
Cette année, à la suite de la publication de sa dernière traduction de l’Electre de Sophocle, France Culture lui propose de renouveler l’expérience.
La traduction, un travail de persuasion
Jean Bollack s’est passionné depuis longtemps pour la tragédie grecque. Il s’est beaucoup interrogé sur la question de savoir comment re-traduire ces œuvres, sans limiter cette recherche à une reprise du répertoire mais envisager la traduction comme une re-création du texte, comme une nouvelle proposition adaptée à l’époque et qui cherche à restituer le plus fidèlement possible l’idée originale. Il vise ainsi à proposer des restitutions qui sont de l’ordre de la découverte.
Depuis un quart de siècle, c’est accompagné de sa femme Mayotte qu’il effectue ce travail sur le texte, sur la transmission, sur le sens, les préjugés et mauvaises compréhensions qui ont pu s’introduire au cours des siècles avant de proposer une traduction nouvelle.
Une composition musicale originale
Dans le projet initial, Jean Bollack souhaitait instaurer de la musique pour toute la partie destinée au préalable au chant dans la tragédie antique, c’est à dire dans l’énoncé du chœur et du copyphée. Mais cette idée première s’est vite révélée impossible à réaliser. Le compositeur Vincent Manac’h s’est tourné vers un chant pour trois solistes complètement intégré à la pièce.
Sur scène, trois instruments à percussion, résonnants : la première soprano (plus aiguë) est attachée à une cymbale suspendue, la seconde soprano à un gong thaïlandais et l’alto à un tam tam.
Une lecture à écouter ou ré-écouter...
Lecture diffusée en direct et en public depuis le musée Calvet,
dimanche 13 juillet 2008 de 19h30 à 21h30.