A.L.E.P.H. Association Lilloise pour L'Étude de la Psychanalyse et de son Histoire

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— Le devenir du psychanalyste Séminaire de Franz Kaltenbeck
 

Ce soir, mise en question du concept de "neuropsychanalyse" à partir des textes de Bernard Golse publiés en 2009 aux éditions Odile Jacob dans l'ouvrage collectif "Vers une neuropsychanalyse ?"

 
 


   

C.P. - A.l.e.p.h. et A.l.e.p.h. 

 

=> Argument et bulletin d'inscription à imprimer


Le devenir du Psychanalyste 

Séminaire de Franz Kaltenbeck

 

2009-2010

 
U.r.i.o.p.s.s., 34 rue Patou, 59000 Lille, de 21h15 à 23h
 

Les  interrogations de Sigmund Freud sur la fin de l’analyse commencent dans une  lettre à Wilhelm Fliess de 1900. Freud y parle d’un patient dont il n’a pas  su lever le symptôme sans reste. « Conclusion asymptotique » qui le  laisse « indifférent ». Il garde cette position jusqu’en 1937 quand  il critique son élève Sandor Ferenczi pour son ambition thérapeutique  exagérée, exprimée dix ans auparavant : aux yeux de Ferenczi une analyse  ne pouvait être terminée qu’après la normalisation complète du patient.

 

Jacques  Lacan intervient dans ce débat en 1967, rejetant comme Freud toute furor sanandi,  donnant pourtant raison à Ferenczi en deux  points : pour lui aussi, une analyse doit être complète ; et il prend au  sérieux l’identité entre l’analyse thérapeutique et l’analyse didactique,  suggérée par Ferenczi dès le congrès international d’Innsbruck, en 1927.

 

Ainsi  Lacan affirme-t-il que la cure psychanalytique est plus qu’une thérapie, car  elle offre aux analysants qui vont jusqu’à sa fin une voie au-delà de la  rémission de leur symptôme : celle d’un processus didactique. En  dépliant les formations de leur inconscient - symptômes, rêves, lapsus, actes  manqués - à l’intérieur de leur discours, en les déchiffrant, ils acquièrent  aussi un savoir-faire et peuvent engendrer un nouveau désir, celui du  psychanalyste. Celui-ci s’énoncera dans un acte qui les fait accéder à la  place de l’analyste.

 

La  psychanalyse didactique commence à l’entrée du sujet dans la cure qui suppose  le transfert. A-t-elle aussi une fin ? Oui, répond Lacan, relevant un  certain nombre de phénomènes, liés à la séparation définitive du sujet d’avec  son analyste, qui avait soutenu son désir en incarnant pour lui l’objet a (dans le transfert et dans le  fantasme). Voici certains de ces phénomènes : la dépersonnalisation, le  deuil, la tristesse (« position dépressive ») mais aussi les états  quasi maniaques ainsi que la naïveté « dans le passage au désir d’être  psychanalyste ». Lacan ne pouvait donner à ces phénomènes, en partie  déjà observés par Michael Balint, leur juste place que grâce à une série de  dispositifs et concepts : la distinction entre les idéaux de la  personnalité (idéal du moi et moi-idéal) et l’objet précieux (agalma) qui soutient le désir, le  signifiant déclenchant le transfert, le sujet supposé savoir et, avant tout,  la passe, ce moment de conclure de l’analyse où l’analysant poursuit son  analyse mais se trouve déjà hors transfert, déployant un savoir qu’il ne  partagera plus avec son analyste.

 

Nous  adhérons à la clinique et à la théorie lacaniennes de la fin de l’analyse  comme moment où un sujet peut décider de passer lui-même à la place de  l’analyste, où il s’autorise à devenir psychanalyste. Mais nous pensons  également que ce devenir ne s’éteint pas avec ce qu’on appelle parfois  « l’installation » du psychanalyste. Nietzsche préférait le devenir  à l’être. Et cette préférence ne vaut nulle part plus que dans la psychanalyse. A  l’instar du soignant ou du médecin, le psychanalyste doit être toujours  disponible pour ses analysants mais il risque aussi à tout instant de sortir  de son discours pour se faire idéal, prophète, pédagogue, voire directeur de  conscience. A cause de ce risque, l’analyste ne peut pas se fier à l’être.

 

Puisque  l’exercice de la psychanalyse est un métier qui ne repose pas sur des dogmes  mais sur une logique, nous pensons qu’il faut aussi étudier les courants  principaux des doctrines analytiques quand on veut évoluer dans celle de  Lacan.

 

Et  finalement nous nous intéressons au destin des psychanalystes car malgré  toutes leurs faiblesses, ils exercent un métier, non pas  « impossible » comme l’écrit Freud, mais exigeant, voire dépassant  leur capacité, un métier minoritaire et de plus en plus menacé.

 

Notre séminaire travaillera cette  année sur

 

1.        des  articles de psychanalystes, élèves de Lacan, comme Serge Leclaire et Octave  Mannoni qui ont écrit sur la formation de l’analyste et la fin de l’analyse ;

 

2.        le  concept de la pulsion, par exemple dans « Pulsions et destins de pulsion » de  Freud ainsi que dans la troisième et quatrième partie du Séminaire Les quatre concepts fondamentaux de la  psychanalyse de Lacan ;

 

3.        Sigmund Freud, Max Eitingon, Correspondance 1906-1939 ;

 

4.        le  livre Vers une Neuropsychanalyse,  2009, Odile Jacob.

 

Franz Kaltenbeck

                               
   

2009

   
   

2010

   
   

21 octobre, 18 novembre,    16 décembre.
   

   
   

13    janvier, 3 février, 17 mars, 7 avril, 12 mai, 16 juin.

   
   


Vous pouvez assister ponctuellement aux séances de ce séminaire moyennant une participation aux frais de 8 € (t.r. 5 € sur présentation d'un justificatif) ou remplir ce bulletin d'inscription.


Bulletin d’inscription

 
 

Pour participer au séminaire de Franz Kaltenbeck «Le  devenir du psychanalyste», remplissez ce bulletin d'inscription et adressez-  le avec un chèque de 50 € (T.r. 25 €, sur présentation d’un  justificatif) à l'ordre du C.P. -  A.L.E.P.H. à :  Brigitte Lemonnier, 3, Cité Riverin, 75010, Paris.



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Dernière modification : 15/10/2009

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